Il est des antonomases de notoriété publique qui partagent leur prénom avec celui d'une grande IA, ou plutôt devrais-je dire d'un grand LLM, à l'instar de notre célèbre Madame Claude qui ne peut s'empêcher de me revenir à l'esprit lorsque je consomme le produit phare d'Anthropic. Il en est d'autres qui pourraient être plus vernaculaires, qui se borneraient au clin d'œil à une communauté ou à l'interprétation personnelle, comme le serait le Renfieldissime (n'ayons pas peur des sauvagismes) prénom Igor dont l'adoption par un géant du numérique pour désigner un agent conversationnel me régalerait. Mais pour mon activité entrepreneuriale, il n'a point été question de mettre en abîme la figure du vieux serviteur usé par son labeur sous le joug d'un dirigeant extravagant de start-up. C'est Morgane qui s'est imposée comme désignant naturellement l'IA par excellence, Morgane la fée sortant de sa lampe magique pour exaucer les vœux de celui qui voudra rebattre les cartes de la tech.
Au même titre qu'un bonheur ne vient jamais seul, le deep learning ne vient jamais sans une société. C'est pourquoi, avec quelques associées, nous avons fondé la MOGANE SARL au cours de l'été 2025. L'intégration des réseaux de neurones à notre bagage professionnel étant assez récent, et n'ayant pas encore reçu quelques centaines de milliards d'euros de subvention, nous n'imaginons pas faire de l'ombre à Mistral de si tôt. Nous concentrons en fait nos efforts sur l'intégration de l'IA dans l'informatique de gestion et le développement logiciel, nous regardons à quel niveau elle est efficace, à quel niveau elle ne l'est pas. L'activité de cette nouvelle société pourrait se résumer à une forme de recherche et développement à long terme. Comme il est également question de savoir se passer d'IA là où son usage est inapproprié ou lorsqu'elle est insuffisamment évoluée, l'activité concerne aussi quelques projets d'informatique classique qui ne se destinent pas aux clients finaux, ainsi que certains services de gestion internes comme l'hébergement de serveurs de production et l'archivage de données. Cela s'éloigne un peu du sujet des réseaux de neurones, mais c'est ce qui pourrait finir par être traité automatiquement par l'IA, au moins en partie, et dont la prise en charge permet déjà à de potentielles filiales de se concentrer sur leur domaine d'action. Par exemple, Morgane (dans tous les sens du terme) peut s'occuper de tâches transversales aussi diverses que développer des bibliothèques logicielles génériques, se charger de la maintenance des services d'email, ou même tenir la comptabilité à jour, tandis que du côté de CYAG MX, les développeurs peuvent rester concentrés sur les réalisations commandées par les clients.
Pour le moment, la partie IA de Morgane n'est encore qu'un embryon, elle prend la forme d'une multitude de minuscules réseaux de neurones expérimentaux. Pour cela nous utilisons notre propre framework écrit en C et en assembleur, et nous sommes en train de faire un portage sur GPU. Il se peut qu'à force de réfléchir au sujet nous ayons mis le doigt sur un petite trouvaille dont rien ne sera dévoilé pour l'instant, elle semble avoir déjà été pensée par d'autres personnes dans le monde avant nous, mais les grandes bibliothèques comme TensorFlow et compagnie n'ont pas l'air de l'avoir implémentée. Nous poursuivons donc les tests et ferons un article sur le sujet, que l'idée soit concluante ou non, car il s'agit d'une aventure de machine learning intéressante. Alors, comme on le dit parfois, stay tunned…